Le chantier de l’extrême

 

Sur le mont Blanc un nouveau refuge écologiqe et autonome a vue le jour en 2012, le refuge du Goûter.

Cette construction réalisée dans des conditions extrêmes à 3850 m d’altitude peut résister à des vents de 300 km/h.

Cette construction autonome en eau et en énergie, est exemplaire sur le plan environnementale.

Son ossature entièrement en bois (épicéa, mélèze,, sapins blancs des forêts locales) a été préfabriquée à proximité dans la vallée puis assemblée en altitude avec des résines spéciales limitant ainsi l’usage des boulons.

La forme ovoïde du bâtiment permet d’assurer l’autonomie en eau : Le bâtiment est dirigé face au vent dominant et cela crée un tourbillon qui fait glisser la neige sur la façade et la laisse s’accumuler sur un fondoir (plaque de 60 m²). Le panneaux solaires réchauffent la plaque et la neige transformée en eau est stockée dans un réservoir pouvant contenir 20 000 litres d’eau.

L’eau chaude sanitaire et l’électricté sont quant à elles assurées par des panneaux photovoltaïques. En cas d’absence prolongée de soleil un groupe électrogène fonctionnant à l’huile de colza prend le relai.

Le refuge est également doté de sa propore station d’épuration qui transforme les déchets organiques en boues compactes.

Les performences énergétique du refuge sont excellentes (triple vitrage, VMC double flux, isolation en fibre de bois, …). le bâtiment bénéficie ainsi d’une température intérieur oscillant entre 18° et 22°.

 

 

2 réflexions au sujet de « Le chantier de l’extrême »

  1. Si on arrive à faire ça à prêt de 4000 m d’altitude avec toutes les contraintes que cela présente alors pourquoi ne pas le faire partout ! C’es vrai qu’il peut y avoir un surcout à l’investissement mais sur la durée cela génère d’énormes économies.

  2. La technologie utilisée est un astucieux compromis entre construire le plus légèrement possible tout en reprenant les efforts très importants liés aux charges de neige et de vent, ceci pour économiser au maximum les rotations d’hélicoptère et l’empreinte sur l’environnement.
    Ainsi, la structure est en lamellé collé de classe GL 28 dont la résistance permet de réduire les sections et le poids de l’ensemble.
    Les assemblages ont été fait au moyen de tiges encollées par scellement de résine. Toutes les colles utilisées sont exemptes de formaldéhydes et biodégradables.
    Les planchers bois sont formés par des caissons creux légers, faciles à manutentionner.
    L’isolation des façades et toiture est réalisée en panneaux de fibres de bois recyclées. Cette isolation qui est l’une des plus performantes du marché, accumule la chaleur la journée et la restitue doucement la nuit.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *